Digitalisation et théâtre d’ombres

Zombification et cannibalisation du vivant ?

Depuis de nombreuses années notre société se digitalise, nouveau défi pour une civilisation sans cesse en quête de croissance et de nouveauté, Saint Graal pour tous les gourous en marketing digital qui se targuent de voir l’horizon radieux du progrès et de nous y mener si nous reconnaissons leur génie.

Sans nier les services que peut rendre la digitalisation à nos sociétés, force est de constater que sans réflexion collective et sans débat, cette évolution, mise uniquement au service de la productivité et de la société de consommation, est une source de fracture sociale, de marginalisation d’une partie de notre population et de destruction de notre environnement.

Pire, sans éducation collective quant à son usage raisonné et sans définition des buts que nous lui allouons, la digitalisation est une source de solitude, d’angoisses et de freins cognitifs.

Mais ce constat, non partagé par de nombreuses personnes et institutions pensant au contraire que la digitalisation est l’avenir de l’homme, n’a de sens que si nous le mettons en perspective et proposons une alternative d’action positive.

Il y a encore peu, j’aurais affirmé que cette alternative ne sera pas un retour à une société pré-numérique. Mais en creusant le sujet et en mettant bout-à-bout l’avancée actuelle de la réflexion sur les limites de notre civilisation thermo-industrielle, je m’interroge plus largement. Ma réflexion ne se limite plus uniquement à l’éducation au numérique et sa démocratisation avec la définition d’un nouveau contexte d’utilisation au service d’un contrat social garant de l’épanouissement collectif. Elle englobe aussi la possibilité d’une perte de cette infrastructure, qui bien que récente, a profondément transformé notre quotidien.

Quand je parle de perte, cela recoupe deux réalités possibles :

  1. nous prenons conscience de l’aspect énergivore du réseau mondial, de son incompatibilité avec les ressources finies de la Terre et la nécessité de réduire drastiquement notre impact environnemental. Dans ce cas, nous travaillons sur une stratégie pour ne pas abandonner cet outil mais nous en limitons l’utilisation (par exemple abandon du « tout vidéo » pour endiguer la croissance exponentielle du volume de données stockées par internaute) afin de conserver ses avantages en terme de connaissance, d’éducation et d’échange d’informations-connaissances.
  2. nous continuons à nous gausser du tout numérique avec des œillères, sans tenir compte des réalités physiques de notre monde et en espérant un hypothétique salut technologique, et nous risquons l’effondrement inopiné du réseau sans l’avoir anticipé.

Dans les deux cas, il y a une perte.

Dans le premier, en terme de services et de potentialité car on accepte de limiter l’utilisation de l’outil à ce qui est soutenable pour notre environnement (si tant est que cela soit possible) en priorisant les usages. Parallèlement à cela, nous commençons à déployer des outils différents d’échange et de stockage de l’information.

Dans le second, la perte est totale et beaucoup plus déstabilisatrice car non anticipée, elle signifie une désorganisation généralisée et le risque d’une perte définitive d’informations sensibles.

Je souhaiterai dans cet article amorcer une réflexion pour le présent, comment faire un bon usage du numérique ? Et pour le futur, comment envisager son caractère limité, voir éphémère ?

A. Digitalisation ?

1. Brève définition

La digitalisation ou transformation digitale ou encore transformation numérique (pour les puristes de la langue française) désigne selon Wikipedia : « le phénomène de mutation lié à l’impact du numérique et d’Internet. Il s’agit d’un néologisme apparu dans les années 2000 visant à conceptualiser l’influence de la montée en puissance des technologies du numérique sur les organisations. »

2. Tour d’horizon rapide de l’impact de la digitalisation

Cette définition a l’avantage d’être ouverte, et contrairement à beaucoup d’autres, de ne pas se limiter au champ de l’activité économique mais d’inclure toutes les formes d’organisations y compris sociales (famille, communautés, etc.). En effet, la digitalisation :

  • modifie profondément le vivre ensemble avec l’apparition d’internet, des réseaux sociaux, des services en ligne, de la domotisation, de l’Intelligence Artificielle (IA) ;
  • modifie l’accès à la connaissance avec une masse d’informations (vraies ou fausses) à disposition h-24;
  • modifie le fonctionnement de l’économie : e-commerce, flux d’informations, big data…
  • modifie la notion même d’humanité : AI, transhumanisme, avatars, réalité augmentée…

Cette révolution est en certains points comparable à celle de l’industrialisation mais avec des différences notables :

  1. Contrairement au XIXe siècle, nous savons maintenant que le système de croissance continue de nos sociétés a mené la planète au bord du gouffre écologique et social.
  2. La digitalisation va de paire avec un flux continu d’informations qui structure ou déstructure le rapport de tous au réel.
  3. La digitalisation s’accompagne d’une crise mondiale et offre peu d’espoir de lendemains meilleurs aux populations.

B. Digitalisation et Start-up Nation

1. Bilan des 20 ans d’économie numérique

Avant de proposer ce que pourrait être la digitalisation au service de l’intérêt commun, posons le bilan intermédiaire de 20 ans de société numérique :

  1. Une mise en concurrence déloyale des entreprises et surtout des PME avec, de fait, un manque de formations pertinentes accessibles pour se digitaliser.
  2. Un accompagnement par des entités publiques ou assimilées qui ne maîtrisent pas les enjeux réels de la numérisation d’une activité et se contentent de généraliser la promesse d’un avenir meilleur comme le fut, il y a 15 ans, la grande mode du « Tout Développement Durable ». C’est maintenant le « Tout Start-up » qui est à la mode, alors que très peu de gens maîtrisent vraiment ce concept qui ne peut être l’Alpha et l’Oméga économique.
  3. Un coût pour tous, particuliers et entreprises, pour passer au numérique et une vraie prise de risque économique pour les PME. Une façon artificielle de créer de la croissance ?
  4. Un mensonge quand aux bénéfices garantis d’un point de vue économique sans analyse stratégique en amont des projets.
  5. La multiplication des gourous auto-proclamés et des intermédiaires aux discours déconnectés des besoins réels des entreprises.
  6. L’orientation ouvertement pro-capitaliste de la digitalisation.
  7. L’absence totale de formation des populations à l’utilisation des outils numériques, leurs enjeux et les risques inhérents à cette nouvelle activité.
  8. Le parti-pris ahurissant selon lequel tout le monde a accès à internet : virtualisation des impôts, des carnets de notes, des devoirs, des banques…
  9. L’exclusion de toute une partie de la population abandonnée face à ces nouveaux outils.
  10. La violence des réseaux sociaux pour nos jeunes non formés aux risques, la multiplication des fake news, la haine anonyme, la solitude numérique
  11. La privatisation des données utilisateurs au profit d’une minorité de grands acteurs internationaux.
  12. La surconsommation de matières premières pour créer nos terminaux (ordi, téléphones, tablettes…) et stocker l’information.
  13. Le remplacement des humains par des robots sans perspectives de reclassement ou stratégie sociale préalable.

2. Les raisons de cette impasse

Ce triste constat ne doit pas cacher la potentiel positif de cette révolution, mais les parti-pris dogmatiques sous-jacents à sa mise en œuvre l’ont dévoyée. En voici les biais :

  • La digitalisation est le passage obligé pour toute activité. Faux…
  • La digitalisation rend toute activité plus performante. Faux…
  • La digitalisation va de paire avec la mondialisation. Faux…
  • La digitalisation est un processus naturel du progrès et les humains sont obligés de s’adapter aux changements qu’elle induit. Faux…
  • Tout est digitalisable. Faux…

C. La digitalisation sereine et durable est-elle possible ?

Au cœur des contreperformances sociales et économiques du premier déploiement de la digitalisation, il y a 2 causes majeures :

  • l’orientation pro-entreprise alors que la société est faite pour les êtres humains pas pour des entités morales quelles qu’elles soient.
  • la sacralisation de la digitalisation alors qu’elle n’est qu’un outil, pas une fin en soi.

Mais si l’on sait s’extraire de ces premiers biais, il est possible de définir un cadre social et économique plus en adéquation avec les attentes de la population et dans lequel la digitalisation sera utilisée comme un outil parmi d’autres.

Pour cela, il nous faut travailler sur trois axes :

  • la réduction active du recours au numérique ;
  • l’éducation à l’utilisation du numérique ;
  • la non-privatisation des « ressources » numériques.

1. La réduction active du recours au numérique

Le premier axe de travail est la prise de conscience qu’il faut choisir les situations pour lesquelles l’utilisation du numérique est pertinente. Ce besoin de limiter l’utilisation de cette technologie se fonde principalement sur deux urgences :

  • arrêter la zombification des humains (;-) !) ;
  • entrer en cohérence avec ce que nous savons de l’état des ressources de notre environnement.

Hors ces deux problématiques se résolvent en réduisant drastiquement l’utilisation du numérique.

S’il est indéniable que le réseau mondial, et sa composante le World Wibe Web, ont permis une explosion de l’accès aux connaissances, et une relative démocratisation, il l’est tout autant que cela s’est accompagné d’une profonde modification des relations sociales et de la relation à l’apprentissage. Notre société est traversée par les débats et les études concernant la perte de concentration, l’isolement, la procrastination des jeunes, etc…

Pris de vitesse par le développement du web, nous n’avons pas su mettre en place un cadre d’utilisation qui assure aux humains des phases de débranchement pour se ressourcer et rester autonomes. Pire, l’omniprésence de la digitalisation transforme la population en utilisateurs déresponsabilisés qui troquent leurs compétences (savoir lire une carte) contre une passivité intellectuellement déstructurante (utiliser un GPS).

À cela s’ajoute que la hausse du temps d’utilisation de nos terminaux, le stockage de tout et rien sur nos serveurs, l’attrait pour la vidéo, la course aux derniers terminaux à la mode… ont transformé le réseau et son infrastructure en une source de pollution supérieure au transport aérien ! Et si nous intégrons les besoins en matières premières rares pour fabriquer les smartphones, les ordinateurs et les serveurs de stockage, le bilan n’est pas soutenable.

Et, n’en déplaise aux adeptes du salut technologique, les cornucopiens, nous ne savons pas encore transmuter le plomb en Coltane…

Donc, si nous souhaitons engager un débat de société réaliste, il est indispensable d’envisager la réduction de l’impact du digital dans le naufrage écologique. En l’absence de solutions techniques, recourir à une réduction de son utilisation est une solution facile à mettre en œuvre (il y a 20 ans, point d’internet) et rapide. Cela pour un coup social nul (juste un peu d’éducation) !

2. L’éducation à l’utilisation du numérique

Si nous arrivons à appliquer le point précédent, cela passera par une phase d’éducation. Celle-ci aura pour but :

  • de mettre en place un cadre cohérent d’utilisation du digital ;
  • de réintroduire dans l’accès aux informations d’autres outils ou de les inventer ;
  • d’apprendre à utiliser les différents outils digitaux en explicitant leurs règles de fonctionnement, leurs dangers et leurs avantages.

Éduquer la population au numérique ne doit pas être du prosélytisme. Le numérique n’est pas un dieu, c’est un outil dont il est nécessaire de fixer un cadre d’utilisation cohérent avec l’épanouissement humain et la pérennité de la société.

L’éducation ne doit pas être au service des GAFA et de leur philosophie de la privatisation et de la monétisation des données. Elle doit répondre à un schéma de réflexion vertueux :

  • quels sont les besoins physiologiques humains ?
  • quel service le digital rend-il et celui-ci est-il une avancée pour l’humain ? Cette question se pose à chaque nouveau service proposé ;
  • comment fonctionne le service offert par le digital et quels sont ses objectifs réels ?
  • quel impact ce service a-t-il sur l’environnement, sur la société civile ?
  • qui profite de la centralisation des données ?
  • comment distinguer service et perte d’autonomie ?
  • comment contrôler la véracité des informations affichées ?
  • les règles éthiques propres à une démocratie sont-elles respectées ?

L’éducation est aussi un moyen de mettre un terme à la propagande de tous ces gourous de la stratégie digitale qui vous promettent monts et merveilles à peu de frais (pour eux et souvent en recopiant à l’envi le travail des quelques vrais analystes qui produisent un contenu de qualité). Car en réalité le socle de connaissances pour bien comprendre les enjeux du digital n’est pas très important et souvent très logique. Pour le reste, il s’agit d’outils, parfois techniquement complexes, qui font le travail pour nous et que les gourous ne maîtrisent pas.

Mais une règle simple peut être rappelée aux entreprises qui vont se digitaliser : il s’agit d’un investissement et d’un pari sans retour sur investissement garanti et l’objectif des grands acteurs privés du Net est de vous faire débourser à chaque étape.

3. La non-privatisation des « ressources » numériques.

Un autre point important devra être tranché si nous voulons donner une chance au numérique : mettre un terme à la privatisation des ressources et des connaissances. Car la réalité actuelle d’internet est de transformer vos données en source de revenus pour des entreprises privées qui se les approprient. Pire, quelques unes ont le monopole, de fait, de la gestion et de la normalisation d’internet. Elles édictent les règles qui leurs conviennent et qui leur assurent des revenus.

Les états ont laissé la boîte de Pandore ouverte et devraient proposer, ou favoriser, une offre de service opensource qui permettent aux citoyens d’avoir accès à l’information (moteurs de recherche) et aux services d’internet (forum ou réseau social gratuit et citoyen) sans avoir à passer par les filtres et les choix d’entreprises privées qui manipulent la toile pour vous amener là où elles le souhaitent.

Je vois déjà la levée de bouclier, pourtant il me semble que la puissance publique au service du bien commun, ne peut continuer à laisser le continent numérique régi uniquement par et pour des intérêts privés. Surtout quand c’est toute la société mondiale qui en supporte le coût réel !

D. Et si nous détournons le regard ?

Je sais que cela n’est pas à la mode sur un réseau comme LinkedIn qui prône fortement la start-up Nation, la digitalisation pour les millénaires à venir et la beauté de la croissance, mais la réalité est que rien ne permet d’affirmer qu’une rupture du réseau soit un phantasme de catastrophiste.

Pour avoir un réseau il faut de l’énergie, des infrastructures et des matières premières pour les terminaux :

  • l’énergie est l’enjeu majeur puisqu’à l’heure actuelle nous savons que nous devons sortir de l’utilisation des énergies fossiles afin de conserver des chances à l’Humanité de survivre. Hors, nous savons que le déploiement actuel des énergies renouvelables ne couvrent à peine que la moitié de la hausse de consommation annuelle d’énergie de l’Humanité… Donc loin du remplacement. À cela s’ajoute que pour les énergies fossiles, indépendamment de la pollution, nous avons dépassé le pic de production ce qui veut dire que nous entrons dans une zone de décroissance de l’offre, d’augmentation du coût d’extraction et donc dans une zone d’instabilité. Enfin, rappelons que les énergies « vertes » dépendent pour leur mise en œuvre des énergies fossiles (fabrication, transport, entretien…) ;
  • les infrastructures de nos pays vieillissent et les états ont du mal à les entretenir. La réalité, c’est que dans un monde vivant de la dette, après la crise de 2008, les états ont fait des choix pour la relance au détriment des investissements structurels ;
  • les matières premières, notamment les minerais, sont indispensables pour la fabrication des matériels nécessaires à l’existence du réseau. Hors ceux-ci se raréfient aussi et certains métaux indispensables à la fabrication de nos solutions de transition énergétiques (comme les éoliennes) ne sont pas en quantité suffisante pour envisager une croissance du secteur numérique en parallèle avec une transition verte.

Donc en tenant compte de ces différents points, que vous pouvez creuser en lisant les ouvrages de spécialistes, la question de la possibilité de poursuivre le développement du réseau, voire juste de le maintenir en l’état, se pose. Pire, les coupures d’alimentations électriques pourraient se généraliser, obligeant les humains à envisager une économie ne reposant pas sur le digital pour la continuité de son activité.

Est-ce un drame ? Non.

Non, parce que nous avons connu des millénaires de civilisation sans jamais avoir recours au numérique. Il est temps de remettre cet outil dans l’éventail de ceux que possède l’humanité et de cesser d’en faire notre nouvelle idole. Le numérique sera une opportunité si nous cessons de l’utiliser comme des enfants gâtés et irresponsables qui cherchent désespérément à créer de nouveaux esclaves digitaux pour se déresponsabiliser et se dédouaner de tâches considérées comme contraignantes. La logique actuelle nous mène à une humanité hors-sol qui ne connait plus son environnement, s’en remet à des IA balbutiantes qui enrichissent des milliardaires peu regardant sur l’éthique et surtout ne profite pas de son nouveau temps-libre pour se cultiver et construire une société plus épanouissante.

Envisager une stratégie

Alors quelle stratégie adopter à titre individuel et collectif ?

D’abord, arrêtons de croire ce que notre déni collectif nous offre comme trompe l’œil. Prenons conscience de l’urgence de consommer moins d’énergie et de tenter de sortir de notre fuite en avant.

N’ayons pas peur d’affirmer que nous ne savons pas ce que nous réserve la prochaine décennie, mais que ce ne sera pas la croissance dorée d’une humanité triomphante servie par une armée d’IA.

Si nous tenons à conserver le nouveau continent digital, il nous faut le faire à périmètre constant au plus vite. Cela implique :

  • de hiérarchiser les besoins « indispensables » que nous souhaitons affecter au digital ;
  • définir ses missions (qui sont différentes de ses capacités) ;
  • mettre en place un organisme de régulation, issu du peuple, pour décider de ses usages en cohérence avec nos véritables moyens.

Sinon, nous créerons un ogre avide qui se servira de notre indolence et de notre fascination pour tous nos jouets numériques afin de nous rendre encore plus dépendants au prix d’une accélération de la dégradation de notre environnement et d’une inégalité croissante entre les individus et les territoires.

Songeons à toute l’énergie que nous mettons à digitaliser notre vie, nos souvenirs, nos loisirs, nos relations et nos entreprises… Que se passera-t-il si demain nous avons plusieurs jours (pour commencer) de black-out sans électricité ?

Quels sentiments s’imposeront à une foule sevrée d’un coup de sa dépendance numérique, de sa domotique ou de ses divertissements ?

Ne serait-il pas plus mature et responsable de regarder la réalité en face ? De faire le deuil d’un avenir qui n’a pas de sens, et que les limites de nos écosystèmes disqualifient, pour vivre une autre aventure collective ?

Si nous le faisons maintenant, sans agiter le spectre d’un retour au moyen-âge, en posant sur la table les capacités réelles de nos sociétés en terme de ressources et de moyens (techniques, savoirs, main d’œuvre), et en réfléchissant à ce grand défi avec une intelligence collective entièrement dédiée à cette urgence, alors peut-être offrirons-nous à l’humanité un chemin où la démocratie, le partage et l’humanisme ne seront pas balayés par la peur, l’urgence et le chacun pour soi.

Et l’un des grands chantiers pour prendre conscience de cette urgence est de faire le deuil d’une société dans laquelle le numérique est l’avenir de l’Humanité. Redonnons-lui la place d’un outil intéressant qu’il faut utiliser à bon escient et avec parcimonie.

En toute chose, l’excès est dangereux.

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